Sur un archipel coupé du monde, se trouve une académie comme les autres, à l'exception qu'elle regorge de créatures aussi extraordinaire les unes que les autres.
 

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MessageSujet: Cours particulier || PV. Shinobu Dim 10 Avr - 20:18
Tiffany R. Rowlett
Cours particulier.
TIFFANY R. ROWLETT
SHINOBU A. KAWAYASHI
Durant les première semaines de cours, je m’étais très peu fait remarquer, du moins par les profs, les garçons, et filles quant à eux affluaient sans aucunes raisons, pour me poser des questions, comme si j’étais bizarre ? Enfin quoi qu’il en soit, les élèves avaient l’air de m’apprécier, peut-être un peu trop, d’ailleurs. Pour certains, en tout cas. Cependant, j’ai l’impression que mon prof de littérature se moque complétement de qui est qui, du coup, je ne suis qu’une élève comme une autre, mais étrangement, avec lui, j’ai envie de montrer que je ne suis pas n’importe qui…

C’est d’ailleurs pour cette raison que je lui ai demandé des cours particuliers, étant donné que je n’en ai pas foncièrement besoin. En réalité, c’est tout simplement un prétexte pour lui montrer qui je suis, et l’étendue de mes compétences, et de mes connaissances. Oh, et puis à quoi bon, je suis presque sûre qu’il s’en moque, dans le fond, c’est un prof comme un autre…

Mercredi matin : 8h45

Je me lève la vue encore embrumée, tandis que je coure jusqu’à la salle de bain, pour me laver, bien évidemment, il fallait que pour mon premier cours particulier, je sois en retard, rah, c’est pas possible… Après la douche, petit passage sous la brosse à dent, le déodorant, et le parfum, et j’étais prête à m’habiller ! Et ma tenue fut simple comme bonjour, une chemise blanche à carreau, une leggings noire, et des baskets du même coloris. Mon sac heureusement, quant à lui était préparé depuis la veille. Donc je l’attrapai, le mis en bandoulière, comme il se devait, et partit en courant, jusqu’à l’académie, seul ombre au tableau, j’avais oublié la case coiffure… Donc c’est bien avec des cheveux encore trempé et m’arrivant jusqu’au bas du dos que j’étais sorti.

J’arrive devant l’académie, et à peine je passe les grilles qu’un groupe de filles commence à glousser en me voyant, moi, et ma chemise détrempée qui laissait entrevoir mon soutien-gorge, à cause de la couleur du vêtement… Fait chier, ça m’apprendra à me réveiller en retard…

Je cours, jusqu’à la salle de cours, espérant ne pas me faire remonter les bretelles par Mr. Shinobu… je toque à la porte, et alors que j’entrais, je baissais la tête, en soupirant « Désolé, pour mon retard… Mon réveil a eu quelques petits soucis… » Je repensa un instant à cet engin, qui était maintenant explosé contre un mur, et puis, je voyais l’étendue de mes dégâts sur ma chemise, mais n’y prêtant pas attention, je vins me placer à mon bureau, et sortant mes cahiers de cours le plus rapidement possible pour ne pas avoir à perdre plus de temps…
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MessageSujet: Re: Cours particulier || PV. Shinobu Dim 10 Avr - 22:39
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Cours particulier || PV. Tiffany.




Les yeux encore embrumés, le corps quelque peu relâché, il gisait dans son lit en serran sa femme dans ses bras. Professeur émérite, père de famille comme on en voudrait tous et mari fidèle, Shinobu dormait encore alors que le soleil commençait à se lever. Les rayons de ce dernier venaient lentement caresser sa joue et déranger son œil. Le bras endolorit par la longue nuit, il posait ses pieds puis se hissait sur ses jambes pour sortir du lit. Il ne commençait ses cours que dans plusieurs heures, mais il avait un cours particulier avec une certaine élève et il devait le préparer quelque peu. Il volait un tendre baiser à son épouse en la laissant se blottir dans ses bras quelques minutes puis en embrassant son front la laissait dormir tendrement. Il se lavait en prenant son temps, profitant pour délier un peu son dos douloureux et une fois propre, prenait la route de la cuisine simplement vêtu d'un long peignoir et d'un caleçon. Vu l'heure, ses enfants dormaient encore à poings fermés et il allait donc déjeuner seul. Ses pas se faisaient bien plus discrets qu'on aurait pu le croire en voyant la masse musculaire qu'il possédait. On sentait bien en voyant l'envergure qu'il possédait que jouer au plus malin avec Shinobu était souvent signe de défaite. Il n'usait pas de sa force, mais de ses mots la plupart du temps. Pourtant, il avouait sans honte, qu'il utiliserait ses poings s'il fallait défendre sa petite famille. Lui qui portait peu d'espoir dans sa jeunesse, voyait bien maintenant qu'avec sa femme Kyrie, ils avaient fondé la famille de leur rêve. Peut-être pas la plus parfaite des familles, mais la leur. Il était fier du chemin accompli auprès de sa douce de son cœur et ce fut l'esprit léger qu'il préparait son repas du matin.

Après un chocolat chaud, plusieurs biscottes et un grand verre de jus d'orange, il allait se réfugier dans son bureau afin de réparer ses mots comme un acteur de théâtre. Ce rituel était si habituel qu'il avait fini par surprendre son épouse l'écouter de l'autre côté de la porte en riant de la précision dans ses discours. Il essayait chaque jour, chaque cours de donner le meilleur de lui et de rendre ses enseignements aussi intéressants que captivant. Ce n'était pas chose facile devant des élèves biens souvent désorganisés, je-m'en-foutiste ou débordant d'énergie. Malgré tout, quand on entrait dans la classe de monsieur Kawayashi, quels que soient ses élèves, il y avait toujours un comportement correct. Il avait une telle aura de bienveillance, de savoir que cela devait calmer les idées totalement idiotes de ces élèves. En tout cas, il n'avait jamais eu à se plaindre d'un garnement ou d'une peste. Au point que plusieurs de ses collègues venaient demander son aide ou des conseils. Il ne savait pas vraiment quoi leur dire, vu que pour lui, son simple comportement suffisait. Le plus souvent, il confiait sa classe à un délégué de la classe et allait aider ses collègues pour revenir aussi rapidement qu'il était parti. Il voulait le meilleur pour tout le monde quitte à perdre un peu de son temps. Après avoir fini son discours et trouvé ce dernier satisfaisant, il quittait son antre pour remonter et aller s'habiller. Il avait pu voir que le lit contenait encore son épouse et tout en la regardant dans les songes, la trouvant aussi belle qu'au premier jour, il s'habillait rapidement. Il avait encore pas mal de temps, mais il avait toujours été des premiers arrivés sur l'académie et il ne devait pas déroger à la règle. Il était connu comme Monsieur Kawayashi, le professeur littéraire toujours très ponctuel et cela ne devait pas changer pour la réputation de sa petite famille. Il se mettait pas mal de poids en plus sur les épaules, mais c'était volontaire et réfléchit.

Tout en volant un long baiser et en caressant la joue de sa femme, vêtu de la tête au pied, il gardait encore un peu le silence en l'admirant avant de partir pour l'académie. La voir endormie dans ses bras, c'était un peu sa douceur du matin, sa dose de motivation pour la journée et en voyant son épouse cela se comprenait très bien, même s'il était bel homme lui aussi pour être sincère. C'était donc difficile de ne pas faire de beaux-enfants avec un tel couple. Comme à son habitude, il saluait son voisin tout aussi matinal que lui et prenait la roue à ses côtés avant qu'il ne se sépare quelque centaine de mètres avant l'école pour se saluer et se souhaiter mutuellement une bonne journée. En arrivant devant l'école, il ouvrait la grille de son immense main, la laissant entrouverte pour les premiers étudiants et montait en salle des professeurs. Cette routine avait fini par lui plaire et en adressant un bonjour général, il filait dans sa classe pour préparer les tables. Il devait aussi bien laisser de quoi s'asseoir à son élève que la mettre assez près pour que le dialogue et le cours soient plus naturels. Il se fichait bien de sa vraie nature, de ce dont elle était capable, pour lui, c'était une élève comme une autre.
Pourtant, il avait remarqué cette envie de lui prouver quelque chose et en tant qu’être vivant, curieux, il avait accepté, tout en prenant précaution de la mettre en garde sur de vaine tentative de le séduire. Tenter de mettre Shinobu dans sa poche était difficile et encore plus par la séduction. Il n’avait d’yeux que pour sa femme, sa muse, son épouse et personne d’autre. Les deux seules choses autres personne à qui il tenait autant n’était autre que ses enfants. Une fois la salle installée, il s’asseyait sur sa chaise, devant son bureau et les bras croisaient patientait en observant l’horloge. Elle n’était pas en avance et cela allait être cité, mais sans dureté malgré tout. Jouer le méchant flic, le professeur tyrannique, c’était peu pour lui et pas son genre en plus.

Ce fut à son grand étonnement qu'il voyait arriver, trempée, quelque paniquée et en retard, son élève, miss Tiffany R. Rowlett. Elle n'était pas une élève modèle à ses yeux, mais il voyait bien qu'elle ne venait pas à son cours pour coller des gommettes ou regarder les mouches voler. Elle était impliquée et c'était aussi pour ça qu'il avait accepté le cours particulier. Tous ces élèves n'avaient pas ce privilège, seulement ceux qu'il jugeait plus ou moins légitime de demander ça et surtout à qui il avait envie d'enseigner plus. Il regardait la demoiselle sans trop d'insistance et en l'écoutant ne pouvait que confirmer que le réveil n'était pas le seul à avoir eu des soucis tôt ce matin-là. Elle avait l'air honteuse, trempée jusqu'aux os et fatiguée. Il haussait les épaules discrètement en levant le bras pour inscrire sur le tableau une simple phrase : La plume est le prolongement de la pensée. Des mots justes et important qu'il allait expliquer sans trop tarder. Il se levait de sa chaise en remettant sa cravate et venait poser sa lourde masse sur une des tables non loin de son élève. Non pas pour lui imposer sa taille ou son inquisition, mais pour qu’elle se détende un peu. Il ne pouvait tout de même pas faire cours à une élève sur le point d’imploser littéralement devant lui. Il devait la faire souffler un minimum afin qu’elle soit plus propice à apprendre avec lui. Il tendait alors le bras en découvrant un peu son ventre, caché malgré tout par son tee-shirt de corps et ouvrait un peu la fenêtre avant de retourner son corps vers elle. Elle était présente, et même si elle n’était pas en retard, elle avait de quoi travailler, il n’allait pas la blâmer pendant des heures. Cela devait être réservé à ceux qui se payaient sa tête pas aux élève si stressé qu’ils se montaient la tête tous seuls.


« J'espère mademoiselle Rowlett que ce ne sera pas la même scène chaque cours sinon vous allez, enfin, tu vas imploser ma petite Tiffany. Je vois que tu as pris tes cahiers et que tu es donc à même de suivre ce cours avec moi. Bon, lis la phrase écrite au tableau et dis-moi tout ce que cela t'inspire. Même des broutilles, même des choses stupides, personne ne te juge. Surtout pas moi. Et cesse de stresser, tu vas finir par te liquéfier sur ta chaise. Tu ne veux pas aller, faire sécher ta chemise ? Sortir de la douche cinq minutes avant mon cours ce n'est pas bien judicieux, tu sais. »


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MessageSujet: Re: Cours particulier || PV. Shinobu Mar 12 Avr - 17:05
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Je regarde mon professeur, alors que celui-ci me propose d’aller me sécher, mais je tournais la tête de droite à gauche pour lui indiquer que non, ça sécherait comme il faudrait, mais en aucun cas, je ne perdrais plus de temps que je n’en ai perdu pour le moment. Je sors ma trousse, l’ouvre, et sors un stylo noir, rouge, et vert. Avant de m’adresser au professeur, posant l’un des trois stylos entre mes lèvres.

« Pour la chemise, ça devrait aller, je suppose, du moins sauf si cela vous dérange vous…? Quant à la phrase sur le tableau. La plume, pourrait montrer la liberté de nos mots, en revenant à l’idée d’un oiseau qui peut voler comme il le souhaite, et où il veut, cependant, la main qui la tient, pour écrire, elle n’écrit que ce que nous voulons écrire, donc la liberté de la plume est totalement détruite, maintenant retenue par la main. »

Surement à cause du stress, je me mis à mordiller le dis stylo et ce n’était bien évidemment pas naturel, chez moi, en tout cas. Je n’étais pas forcément bien, trempée jusqu’aux os, et bien que Mr. Shinobu était totalement calme, et qu’il veuille me tenir dans le même état d’esprit, ce retard ne m’était pas envisageable, pas aujourd’hui ! Rah, pourquoi ce foutu réveil s’était arrêté de sonner ? Et pourquoi je ne me suis pas réveillée ?

Je baisse doucement le regard vers les pages de mon cahier, avant de voir, celle-ci totalement détrempée, c’était devenu totalement illisible, je pousse un soupir las, et ferme les yeux, prenant deux élastiques et quelques pinces plates pour coiffer mes cheveux dans un simple chignon, histoire que si cela coule, ça soit derrière, et non devant.

Je sors de mon sac une copie double, et rapidement, je tente de récupérer les phrases qui avaient étés saccagés par les gouttelettes toutes droites venues de mes cheveux. Et puis, là, mon téléphone qui se met à vibrer, je regarde le professeur, totalement déconfite, pourquoi moi, pourquoi maintenant ?! On voulait ma mort, ce n’est pas possible…? Non, parce que clairement je doute que là, le professeur va demander de me calmer, car je ferais une implosion, là, je VAIS imploser. En temps normal, absolument personne ne me parle, que ce soit par téléphone, ou même à l’oral, mis à part les quelques-uns qui ont afflué pour me souhaiter la bienvenue à mon arrivée, mais aucun d’entre eux n’ont mon numéro de téléphone, je suis presque sûr qu’il s’agit de mon père, lui qui comme à son habitude mettait une bonne dizaine de minutes pour comprendre le fonctionnement de cet appareil.

Je continue de fixer le professeur, la main plaqué contre mon smartphone, tentant de cacher le bruit en premier, et de l’éteindre en second temps, me demandant un instant si le Mr. KAWAYASHI dirait quelque chose ou non, alors que je lâchais un bref « Excusez-moi, encore une fois… »
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MessageSujet: Re: Cours particulier || PV. Shinobu Mer 13 Avr - 15:33
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Cours particulier || PV. Tiffany.




Les bras croisés dans sa quiétude si caractéristique, le professeur écoutait attentivement son élève afin d'analyser si elle était encore en train de paniquer ou si elle se mettait enfin dans le cours. Rien qu'à voir le visage de la jeune blonde devant lui, il avait la réponse. C'était difficile de ne pas remarquer à quel point elle pouvait avoir les traits du visage tirés par la tension et le stress. Il avait connu cette peur de paraître totalement mollasson, fainéant ou tout sauf ponctuel auprès d'un professeur. Pourtant, il était clair que Shinobu avait été plutôt clément quant au retard de Tiffany, alors dur de comprendre la pression qu'elle se mettait seule. Il tentait du mieux possible de se montrer rassurant, possédant comme son épouse cette manie à toujours vouloir garder leur interlocuteur dans la joie et le calme le plus total. Hors pour une fois, le colosse ne semblait pas réussir sa tentative, car en plus de tout cela, le téléphone de la jeune femme se mettait à sonner. Sans bouger de son assise sur la table, il haussait un sourcil d'un air quelque peu interrogateur. Il n'allait pas lui faire la réflexion, mais il n'en pensait pas moins. Il avait été assez clair sur les règles à suivre pendant ses cours et le portable éteint en faisant partie. Il savait pertinemment que cela dérangeait bon nombre de ses élèves, mais c‘était pour leur bien autant que possible. Et quand certains ou certaines se montraient tête brûlées, il prenait alors le portable et le confisquait. Il avait déjà eu la visite de plusieurs parents d'élèves quant au retrait des téléphones par sa personne et chaque fois les dits parents se retrouvaient bêtes. Au lieu de tomber sur un professeur encré faisant son travail avec zèle, machinalement, ils avaient en face d'eux un homme réfléchi et père de famille. Ainsi, il se permettait d'illustrer ses paroles en indiquant chaque fois qu'à leur place, ils auraient remis à leur place ses enfants s'ils avaient dérangé leur professeur de cette façon. Il ajoutait bien souvent que remonter de temps en temps les bretelles, ne faisait pas de mal et finissait par rendre l'appareil en indiquant que la prochaine fois, c'était la fenêtre ou la poubelle. Certains parents, surtout des pères en manque sans doute de confrontation, haussaient la voix, mais devant ce colosse dont le calme n'avait d'égal que les mots, c'était inutile.

Tout en continuant de garder son calme et son silence, Shinobu réfléchissait au discours de son élève tout en l'entendant après qu'elle ai sorti des feuilles plus sèches, s'excuser encore une fois. Il n'avait rien contre la politesse puisque lui-même en usait à tort et à travers du fait de son éducation, mais il se sentait un peu mal à l'aise de la voir si désolée. Elle n'avait pas séché son cours et encore moins pris de haut l'enseignant qu'il était, alors elle devait arrêter de s'excuser de la sorte. Sinon, le grand japonais allait finir par se sentir coupable et pour avancer ce cours, cela n'allait pas aider. En soufflant légèrement comme pour relâcher le peu de tension qu'il avait lui-même accumulé, il fixait Tiffany dans un air neutre. Il savait que bien souvent cette neutralité avait le don d'apaiser les gens, ou du moins de ne pas intensifier leur colère ou leur panique. Il pouvait presque sentir tout le stress d'avoir été tout sauf ponctuel de la part de son élève. Il compatissait quelque peu, du fait qu'il lui était arrivé plus jeune de ne pas être le roi des élèves en avance. Il avait tellement peur d'arriver en retard, de mal faire le cours, qu'il prenait un temps fou à se préparer et finissait par arriver à son cours de théâtre, en retard. Il tenait au final pas mal de cet homme des lettres auprès de qui il avait appris tout son savoir littéraire et découvert l'étendue de cette passion. Il vivait livre, mangeait livre, mais le reste du temps était consacré à sa petite famille. Sans ce modèle de poésie et d'éloquence, il aurait pu s'enfermer dans les livres et ne jamais avoir la vie qu'il avait maintenant. Il ne regrettait pas de devoir parfois mettre un coup d'accélérateur au niveau de ses corrections si cela pouvait lui permettre de passer plus de temps avec son épouse et ses enfants. Tout n'était qu'une question de compromis, de savoir gérer son emploi du temps au mieux.

Shinobu secouait la tête en se rendant compte qu'il s'était laissé divaguer dans ses pensées. Il ne pouvait pas tellement s'en vouloir à lui-même d'être heureux de ce qu'il avait pu construire avec sa Kyrie, la femme qui l'attendait avec patience et amour chez eux qu'il rentre du travail. Il arrivait qu'ils inversent les rôles et que ce soit lui qui accueille sa femme avec tendresse et passion. Sans savoir d'où l'idée émergeait, il se disait que présenter un jour ces plus fidèles élèves à son épouse aurait pu être intéressant et agréable. Ils étaient studieux et respectueux pour la plupart et comme il lui arrivait fréquemment de citer les phrases plus que sage de sa moitié dans ses cours, ils avaient eu envie de faire sa connaissance. Beaucoup se demandait qui avait pu mettre le grappin sur un homme immense et réfléchit comme lui. Et même s'il ne l'avouait pas lui-même, il avait déjà entendu d'autres oreilles que sa femme qu'il était bel homme. Il n'avait fait qu'ignorer ces remarques, préférant recevoir des compliments plus sincères et délicats de sa belle conjointe. Il était un homme bien souvent silencieux en dehors de ces cours au sein de l'académie. On le qualifiait, le plus souvent d'immense ombre qu'autre chose, car il n'aimait pas parler avec beaucoup de ses collègues. Pour pas mal d'entre eux, sa condition non-humaine n'était pas normale, alors il préférait les éviter. En tout cas, il se devait de répondre à son élève qu'il espérait pouvoir compter un jour dans ceux qu'il présenterait à Kyrie. Elle était peut-être paniquée, en retard, mais elle n'avait rien d'une mauvaise élève. En se relevant, finalement pour aller dans le couloir, il continuait de réfléchir à une réponse, insérait quelques pièces dans la machine café et revenait avec deux gobelets de chocolat chaud, une pour lui et une pour Tiffany. Si cela arrivait à le calmer, ça ne coûtait rien d'essayer avec la jeune femme. Après avoir posé la tasse devant la blonde, il portait la sienne à ses lèvres pour en boire une gorgée, la reposait non loin de lui et reposait les yeux sur elle.


« Tu as en grande partie raison, mais tu ne dois pas oublier le proverbe bien connu qui dit que les mots s'envolent et seuls les écrits restent. Et même s'il y a une grande part de vérité dans ce dernier, si l'on brûle un livre, aucun écrit ne restera vraiment dans ces cendres mises à part un sentiment non-palpable. Cependant, on peut rebondir sur l'aspect que tu cites en exprimant que le stylo ou la plume peuvent retenir en partie les mots, comme une auto censure crée par le biais de l'outil de l'écrit. Tu te trompes malgré tout, car la liberté de la plume ne dépendant pas que de sa propre nature, mais de la façon dont on l'utilise. Foncièrement, personne n'est véritablement retenu d'écrire le fond de sa pensée, c'est la société qui l'a façonné ainsi. Hum, je pars sans doute un peu loin, cela deviendrait presque de la philosophie de la société. En tout cas, tu marques un bon point pour cet avis sans doute un peu hâtif, mais tout de même quelque peu réfléchis. Calme-toi Tiffany, je ne vais pas te tuer sur place et tu diras à la personne après mon cours d'éviter de te contacter pendant mon cours. Je ne vais pas te blâmer, il arrive parfois que ma femme m'appelle par maladresse en plein cours, tu as du déjà le remarquer. Alors, ne t'en fais pas, je ne vais pas te contraindre au travail forcé pour un message ou un appel, évite cependant que cela se reproduise trop souvent. Bon, note donc ce que je t'ai expliqué et ensuite, j'aimerais que tu me cites un auteur de ton choix et pourquoi son style d'écrire ou son registre de littérature te plaît. J'ai envie que nous confrontions nos différences de générations littéraires afin de démarrer un débat.»


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MessageSujet: Re: Cours particulier || PV. Shinobu Mer 27 Avr - 4:14
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Je le regarde, ce grand homme, à l’allure bien que rassurante, et effrayante à la fois, certes je doute qu’il soit du genre à frapper quelqu’un, cependant, il faut dire ce qu’y est, il a une allure à faire pâlir un captain America shooté à la testostérone. Puis, je détourne le regard vers le tableau noir. D’ailleurs, si quelqu’un pouvait m’expliquer pourquoi on l’appelle ainsi, alors qu’il est plus vert que noir ?

Quoi qu’il en soit, je regarde alors, la tasse qu’il porte à ses lèvres pour en boire son contenant, je baisse le regard, et vois celle qu’il m’a apportée, j’emmitoufle mes mains dans les manches de ma chemise, et attrape la tasse de chocolat chaud, pour la porter à mes lèvres, seulement, moi qui ne fut jamais habituée à boire des breuvages chaud. Je fus surprise par la chaleur de la boisson, ce qui me fit d’ailleurs lâcher un léger ‘‘couinement’’.

Je souffle doucement sur la boisson, espérant la refroidir juste ce qu’il faut pour que je ne me brûle pas de nouveau, et qu’elle soit agréable à boire. Je lâchais un léger merci, en regardant le professeur, lui faisant aussi un léger signe de tête, alors qu’il m’expliquait ma bourde, qui n’en était pas totalement une, en réalité. Et bien évidemment, il me fit une remarque sur mon téléphone que je n’avais pas mis en silencieux en arrivant ici. Cependant, j’avais bien pris le temps de m’occuper de cette partie lorsqu’il était sortie de la salle pour nous apporter une boisson à chacun.

Ce qui me fit juste légèrement tiquer, ce fut sa comparaison avec sa femme, je doute très sincèrement que sa femme ressemble à un vieil alcoolo, qui ne pense qu’à une chose, que sa fille était responsable de la mort de sa femme. Et je doute tout autant qu’elle lui envoie des messages dans le genre « Qu’est-ce que tu fiches, encore ?! Tu sèches ?! » Oui, oui, papa, je sèche, enfin du moins, j’aimerais bien, parce que là, mes vêtements, ils sont totalement trempés, et vois-tu, c’est très dérangeant, lorsque le professeur que tu adore, et admire, à qui tu aimerais bien montrer tes compétences pourrait apercevoir mes sous-vêtements, juste en baissant le regard. Ce que bien évidemment, il ne fera pas, étant donné qu’il a une femme, et qu’il doit être bien trop sain. Là, est bien la différence entre vous deux.

Enfin, bref, passons. Je suis ses directives, et notes tout ce qu’il a pu m’expliquer, bien que certaines parties mettaient quelques instants à revenir dans ma mémoire, j’eus finis très rapidement, et alors, ce fut à la confrontation des genres littéraires. Oulah. C’est à ce moment, que je sais que je ne vais pas trop m’en sortir, je ne vois pas réellement quoi citer dans les livres que j’admire tout particulièrement, étant donné que ce serait tout à fait digne d’écrire l’histoire de deux personnages, autour d’un bon café. Tout en décidant de tel ou tel choses, toutes plus étranges les unes que les autres.

Je fixe un instant mon sac, est-ce que je l’ai bien pris ? J’ai bien fais mon sac, en avance, hier, donc sûrement ? Je fourre ma main à l’intérieur, et en ressort l’ouvrage d’une série qui me passionne encore maintenant. Henderson’s Boys. Je le place sur le bureau, pour le présenter au professeur, tout en commençant ce qui serait peut-être un long monologue.

« Alors, comme vous pouvez l’apercevoir, il s’agit de ce livre, enfin, je dis CE livre, mais il s’agit bien en réalité d’une série de sept ouvrages. Henderson’s Boys, de Robert Muchamore, c’est un livre, qui complète tout d’abord une autre série du nom de CHERUB. En somme, il s’agit d’une organisation anglaise d’espionnage qui engage des enfants de 10 à 17 ans, pour s’occuper de tâches que des adultes ne pourraient pas accomplir seuls, sans éveiller les soupçons. Cependant, dans la seconde série, qu’est Henderson’s Boys, on y découvre les origines de cette organisation. Cette histoire se déroulant alors à la période de la seconde guerre mondiale, on y apprend beaucoup de choses. Mais bien évidemment, l’histoire à beaucoup était changée, car je doute très sincèrement qu’un trentenaire anglais, et un ancien orphelin puisse détruire tous les projets de l’Allemagne. D’autant moins, en seulement sept tomes d’environ 400 pages. »
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